Comment j’en suis venu là
Par une déception. En 2019, j’ai remplacé une machine à capsules par un ensemble à quatre-vingt-dix-neuf euros — machine espresso et moulin à lames dans le même carton — et j’ai commandé un paquet de grains chez un torréfacteur, persuadé que c’était le grain qui faisait tout. La tasse n’avait à peu près aucun goût. J’en ai conclu que le café de spécialité était une histoire qu’on se raconte.
Puis quelqu’un m’a prêté un moulin à meules. Mêmes grains, même machine, même eau : une autre boisson. Ce n’était pas le café qui était surévalué, c’était mon moulin qui produisait de la poussière et des cailloux en même temps. C’est resté le principe de fond de ce site — la plupart des déceptions attribuées à la machine viennent d’ailleurs.
Ce que j’utilise
Une Gaggia Classic Evo Pro achetée d’occasion et un Baratza Encore ESP pour l’espresso, le week-end surtout. En semaine c’est une AeroPress avec un Timemore Chestnut C3, parce que ça se nettoie en dix secondes à sept heures du matin. Une bouilloire à col de cygne et une balance, qui ne sont pas des accessoires de collectionneur mais les deux seuls moyens de refaire deux fois la même tasse.
J’habite en Charente, où l’eau est très calcaire. J’ai détartré tous les mois et demi pendant deux ans avant de comprendre que le problème se réglait en amont, avec une cartouche filtrante. C’est aussi pour cela que ce site consacre autant de place à l’eau : c’est la variable dont personne ne parle et qui tue le plus de machines.
Ce que je ne suis pas
Je ne suis pas barista professionnel. Je n’ai pas travaillé en torréfaction, je ne suis titulaire d’aucune certification de dégustation, et je n’ai jamais concouru. Autant le dire tout de suite : beaucoup de sites de comparaison laissent planer un doute sur ce point, et ce doute est généralement la partie la plus travaillée de la page.
Ce que je fais
Je lis les mesures plutôt que les argumentaires. La stabilité de température d’une machine, la plage de réglage utile d’un moulin, la disponibilité des pièces détachées six ans après l’achat : ce sont des faits vérifiables, et ce sont eux qui décident de la tasse et de la durée de vie de l’appareil. Le reste — la finition brossée, le nombre de programmes — se vend bien et ne change rien.
Chaque avis indique sur quoi il repose : usage direct, mesure publiée, ou poids des retours d’utilisateurs de longue date. Quand je n’ai pas eu l’appareil en main, l’avis le dit. La méthode détaille les cinq critères notés et leur pondération.
Pourquoi ce site existe
Parce qu’en cherchant à remplacer ce premier moulin, j’ai fini par ouvrir un tableur pour comparer une quinzaine de modèles — et j’ai constaté que l’ordre de mon tableau ne ressemblait à aucun des classements que je lisais, alors qu’il ressemblait beaucoup à la grille des commissions. Le premier modèle d’une liste est presque toujours celui qui rapporte le plus, pas celui qui convient au plus grand nombre.
Ici, un appareil moins bon en tasse passe parfois devant un meilleur parce qu’il se répare — c’est un arbitrage que je défends, et qui ne rapporte rien de plus.
Ce site est financé par des liens d’affiliation Amazon, et je le dis sur chaque page plutôt que dans une ligne en pied. Ce que cela implique, et ce qui empêche cette rémunération d’orienter les avis, est exposé dans la transparence affiliation.
Me corriger
Si un avis vous paraît faux, écrivez-moi à [email protected]. Une erreur factuelle démontrée est corrigée et datée. C’est la seule garantie qui vaille quelque chose : non pas que je ne me trompe jamais, mais que la correction est visible.
Dernière vérification : 10 août 2026