Un paquet qui annonce « myrtille, chocolat noir, jasmin » ne vous dit pas qu’on a ajouté quoi que ce soit. Il décrit des composés aromatiques présents dans le café, et présents aussi dans ces aliments.
Pourquoi elles sont réelles
Le café contient plus de 800 composés aromatiques volatils après torréfaction. Beaucoup sont partagés avec d’autres aliments : les molécules qui donnent à la myrtille son odeur de myrtille se retrouvent dans certains cafés éthiopiens de process nature.
La note est donc une vraie ressemblance chimique, décrite par la référence commune la plus proche.
Pourquoi elles paraissent tirées par les cheveux
Elles sont comparatives, pas littérales. « Myrtille » veut dire proche de la myrtille parmi les cafés, pas que la tasse a le goût d’une poignée de myrtilles.
Un palais entraîné trouve plus de choses. Les Q graders goûtent des centaines de cafés par mois et construisent un vocabulaire par comparaison. Une note que vous ne trouvez pas peut très bien être là.
Certaines sont optimistes. Le marketing existe, et les notes d’un torréfacteur sont sa propre appréciation.
Comment s’en servir
Comme une direction, pas comme une promesse. « Myrtille, vin » vous annonce quelque chose de fruité, de lourd, de process nature. « Citron, jasmin, thé » vous annonce quelque chose de léger, de floral, de lavé.
C’est vraiment utile pour choisir un paquet.
La roue des arômes
La roue des arômes du dégustateur de la SCA organise les descripteurs du large au précis. Commencer large — fruité, floral, noisette — puis affiner : c’est ainsi qu’on apprend.
Dernière vérification : 8 août 2026