Java a donné au café l’un de ses surnoms, et c’est là que les Néerlandais l’ont cultivé pour la première fois à grande échelle hors d’Arabie, au dix-septième siècle.
Différent de Sumatra
Les domaines d’État de Java — Blawan, Jampit, Pancoer et d’autres — pratiquent le procédé lavé plutôt que le déparchage humide qui définit le café sumatranais.
Le résultat est nettement plus propre : toujours ample et terreux, mais sans le côté cèdre et sous-bois agressif d’un Mandheling.
Le profil
Corps plein, acidité basse, notes herbacées et de fruits secs, finale chocolatée. Plus rond et plus retenu que les autres cafés indonésiens.
Le Java vieilli
Une vieille pratique, encore occasionnelle : du café vert volontairement stocké en entrepôt pendant deux ou trois ans, qui développe un caractère lourd, sirupeux et épicé, presque sans acidité. Clivant et réellement singulier.
Le Mocha Java
Le plus vieil assemblage de café au monde : du Mokha yéménite avec du café de Java, qui combine la sauvagerie du Yémen et le corps de Java. La plupart des paquets vendus sous ce nom aujourd’hui ne contiennent ni l’un ni l’autre.
Immersion ou cafetière filtre, torréfaction moyenne à moyenne-foncée. C’est son corps qui fait tout l’intérêt.