Le plateau de Bolaven, dans le sud du Laos, a été planté en café par les colons français dans les années 1920, sur un sol volcanique riche, entre 1 000 et 1 350 mètres.
Le profil
Sucré et moelleux : chocolat, caramel, fruits secs, acidité souple, corps moyen. Confortable plutôt que complexe, et régulièrement agréable.
Les lots lavés d’altitude montrent davantage d’agrumes et de fleurs.
Vieux Typica et Bourbon
Les plantations françaises étaient en Typica et en Bourbon, et des quantités notables subsistent aux côtés du Catimor plus récent. Ces vieilles variétés expliquent en partie pourquoi les meilleurs lots laotiens se dégustent bien.
Du robusta aussi
Le Laos cultive beaucoup de robusta sur le même plateau, destiné surtout au café instantané et aux assemblages. L’arabica en est la part la plus petite et la plus intéressante.
Le rapport qualité-prix
Le Laos manque de portée commerciale et d’infrastructure d’export : la qualité pour le prix y est donc exceptionnellement bonne. C’est l’une des façons les moins chères d’acheter un café d’origine réellement agréable.
Les difficultés
Les munitions non explosées de la guerre du Vietnam restent un danger dans certaines parties de la région, et l’infrastructure est limitée. Des lots traçables existent, mais il faut les chercher.
Filtre ou cafetière filtre, torréfaction moyenne. Il s’assemble aussi très bien, en apportant douceur et corps.