Les stations de lavage kenyanes emploient un traitement que l’on ne trouve presque nulle part ailleurs, et il explique en bonne partie le goût du café kenyan.
Les étapes
- Dépulpage des cerises.
- Fermentation en cuve, typiquement 12 à 24 heures.
- Lavage du mucilage dans des canaux.
- Trempage du café en parche dans une eau propre, 12 à 24 heures de plus.
- Séchage lent sur lits surélevés, souvent deux semaines.
C’est la quatrième étape qui sort de l’ordinaire.
Ce que fait le trempage
Le mécanisme fait débat. L’explication la plus courante veut qu’un long trempage en eau propre permette une activité enzymatique supplémentaire sans la fermentation microbienne qui produit le côté fermentaire : l’acidité se développe pendant que la tasse reste exceptionnellement nette.
Quel que soit le mécanisme, le résultat est cette combinaison typiquement kenyane d’acidité intense et de clarté remarquable.
Le coût
L’eau, en quantité énorme, dans un pays où elle n’abonde pas. Cela a poussé de nombreuses stations à investir dans des systèmes de recyclage.
Pourquoi le procédé n’est pas plus copié
Il demande des infrastructures, de l’eau et du temps. Plusieurs producteurs ailleurs s’y sont essayés, sans reproduire en général le résultat kenyan — ce qui laisse penser que le sol, la variété et l’altitude font une partie du travail.
Filtre, torréfaction claire, eau chaude, mouture fine.