Un percolateur pousse l’eau bouillante dans un tube central, la fait retomber en pluie sur le café, puis la laisse redescendre dans la cuve. Encore et encore.
Le problème de fond
Le café déjà extrait est extrait de nouveau, puis encore. Chaque cycle tire davantage, bien au-delà du point où il reste quelque chose de bon à prendre.
D’où la réputation d’amertume du café au percolateur. Cette réputation est méritée.
Le rendre buvable
Mouture grossière. Plus grossière que pour une cafetière à piston. Une mouture fine surextrait instantanément dans ces conditions et passe à travers le panier.
Feu doux dès que ça glougloute. On veut un cycle tranquille, pas une ébullition franche. Écoutez le rythme et baissez le feu dès que vous l’entendez.
Chronométrez. Cinq à huit minutes à partir du premier glouglou. Plus long ne veut pas dire plus fort, seulement plus amer.
Retirez du feu et servez immédiatement. Un café laissé sur la source de chaleur continue de tourner.
Pourquoi les gens les gardent
La robustesse. Un percolateur n’a ni papier, ni plastique, ni électronique, ni pièce mobile. En camping, en bateau ou pendant une coupure de courant, il rend de vrais services, et il fait du café pour huit.
Le goût
Lourd, corsé, peu acide, sans rien de la clarté d’un filtre. Bien mené, c’est un café honnête et réconfortant.