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Faut-il un moulin séparé pour l’espresso et le filtre ?

Non, si le moulin a assez d’amplitude et une résolution fine. Beaucoup n’ont ni l’un ni l’autre, et c’est pour cela qu’on finit avec deux.

Un seul moulin peut faire les deux, mais les exigences tirent dans des directions opposées.

Ce qu’exige l’espresso

Une résolution très fine — des paliers de quelques microns, parce que l’écart entre une bonne et une mauvaise extraction est minuscule.

Assez de couple pour moudre à cette finesse sans caler.

Une rétention faible, puisqu’on travaille des doses de 18 g.

Ce qu’exige le filtre

Une large plage de gros calibres, jusqu’à la cafetière à piston et au cold brew.

Moins de fines, responsables des tasses troubles et des filtres bouchés.

Le filtre tolère bien mieux un réglage approximatif.

Le problème quand on veut tout faire

Beaucoup de moulins espresso ont une excellente résolution fine et une plage grossière limitée. Certains ne montent même pas assez gros pour une cafetière à piston.

Beaucoup de moulins filtre ont une large plage et des crans grossiers : les réglages espresso tombent entre deux crans.

Les moulins qui font vraiment les deux

Les moulins sans crans à large amplitude, et un certain nombre de bons moulins manuels. Cherchez une plage annoncée qui va de l’espresso au cold brew, avec un réglage fin sur toute l’étendue.

L’agacement au quotidien

Passer de l’espresso au filtre impose de régler puis purger à chaque fois, et de retrouver son réglage espresso. Les moulins sans crans compliquent l’affaire plutôt que l’inverse : aucun chiffre où revenir.

La solution courante

Un bon moulin pour l’espresso, un moulin manuel bon marché pour le filtre. C’est moins cher que deux moulins électriques et cela supprime complètement les allers-retours.

Dernière vérification : 8 août 2026