Kayanza est la province caféière la plus célébrée du Burundi, au nord du pays, près de la frontière rwandaise.
Le profil
Juteux et intense : cassis, fruits rouges, notes florales en tête, corps sirupeux et acidité vive. Il penche davantage vers l’intensité kényane que vers la délicatesse rwandaise, alors même qu’il partage le Bourbon rouge du Rwanda.
L’altitude explique l’essentiel : les stations de lavage de Kayanza montent jusqu’à 2 000 mètres.
Petites fermes, lavage centralisé
Le café burundais provient de très petites exploitations, souvent quelques centaines d’arbres, livrées à des stations de lavage centrales qui traitent et vendent par lot. La traçabilité s’arrête à la station, pas à la ferme.
Les difficultés
Le Burundi est enclavé, et le café parcourt une longue route jusqu’à un port. Les infrastructures comme l’instabilité politique ont pesé sur la régularité et la disponibilité.
Le défaut « pomme de terre » se rencontre ici comme au Rwanda, et un tri soigneux est indispensable.
Le rapport qualité-prix
Le Burundi est moins connu que le Kenya ou l’Éthiopie, et souvent nettement moins cher à qualité comparable. C’est l’une des origines les plus intéressantes du café de spécialité de ce point de vue.
Le préparer
Filtre, torréfaction claire, une cafetière qui montre clairement l’acidité.