Loja, dans le sud de l’Équateur près de la frontière péruvienne, est devenue l’une des petites origines dont on parle le plus dans le café de spécialité.
Le profil
Floral et tropical : jasmin, fruit de la passion, agrumes, sur un corps sirupeux et une longue finale. Les lots de Geisha d’ici rivalisent directement avec les panaméens.
Ce qui rend l’Équateur singulier
C’est le seul pays à cultiver du café des deux côtés des Andes à très haute altitude, et il abrite certaines des fermes caféières les plus hautes du monde — plus de 2 000 mètres par endroits.
Il connaît aussi des coûts de main-d’œuvre élevés pour un pays producteur, puisqu’il utilise le dollar américain. Le café de commodité y devient donc non rentable, ce qui pousse les producteurs droit vers la spécialité.
Le Sidra
Une variété qui a ses fidèles, que l’on pense être un croisement Bourbon-Typica développé en Équateur, et qui donne des tasses intensément florales et tropicales. Avec le Geisha, c’est lui qui explique le prix élevé des lots équatoriens.
Des volumes minuscules
L’Équateur produit très peu de café, et l’essentiel part à la consommation intérieure. Les lots à l’export sont petits et chers.
La comparaison
Geisha et Sidra équatoriens de haute altitude tiennent tête au Panama à des prix un peu plus doux : c’est l’argument pour aller les chercher.
Filtre, torréfaction très claire, une cafetière qui donne des tasses nettes et une bonne eau.