Le Catuai a été sélectionné à l’Instituto Agronômico de Campinas, au Brésil, en croisant Caturra et Mundo Novo, puis diffusé à partir des années 1950. C’est aujourd’hui l’une des variétés d’arabica les plus plantées des Amériques.
Ce qu’il combine
Du Caturra : la petite taille, qui rend la cueillette efficace et permet des plantations denses.
Du Mundo Novo : la vigueur et la productivité — lui-même étant un croisement naturel Typica-Bourbon.
Le résultat est un arbre compact, robuste et très productif, facile à conduire.
La qualité qu’on sous-estime
Le Catuai retient fermement ses cerises sur la branche. Cela paraît anodin ; ça ne l’est pas. Dans les régions balayées par le vent ou la pluie pendant la récolte, les variétés qui laissent tomber leurs cerises perdent une part significative de la récolte.
Pour une exploitation exposée ou humide, cette seule caractéristique peut décider du choix de la variété.
En tasse
Sucré et doux, sur le chocolat et les fruits secs, corps moyen, acidité modérée. Sans éclat, mais fiable.
En altitude et avec un traitement soigné, il se comporte très bien en dégustation et remporte des concours ; cultivé pour le volume à basse altitude, il n’a rien de remarquable. Comme pour la plupart des variétés productives, les conditions de culture comptent plus que la génétique.
Rouge et jaune
Les deux existent. Le Catuai jaune mûrit un peu plus tôt ; le rouge est plus répandu et sa maturité s’évalue mieux à l’œil. Les différences de goût qu’on leur prête sont subtiles et contestées.
Polyvalent. L’espresso lui va bien en torréfaction moyenne, où sa douceur et son corps traversent le lait. En filtre, il est confortable plutôt qu’analytique : un bon café de tous les jours.