Le yuanyang — yuenyeung en cantonais — est un mélange de café et de thé au lait à la hongkongaise, servi chaud ou glacé.
Le nom
Les canards mandarins : dans la symbolique chinoise, on les voit toujours en couple, et le mâle et la femelle sont d’aspect totalement différent. Le nom signale deux choses dissemblables réunies.
Ce qu’il y a dedans
Du thé au lait hongkongais : un thé noir corsé, traditionnellement filtré à travers une « chaussette » de tissu, avec du lait concentré non sucré et du sucre.
Du café corsé, préparé de la même façon.
Mélangés à peu près trois parts de café pour sept parts de thé, ou l’inverse : les proportions varient d’une échoppe à l’autre et il n’existe aucun standard.
Pourquoi ça marche
Les tanins du thé et l’amertume du café sont structurellement proches, et le lait concentré sucré porte les deux. Le résultat est plus lourd et plus aromatique que chacun pris à part, l’astringence du thé venant trancher la rondeur du café.
Où on le boit
Dans les cha chaan teng, les restaurants de thé hongkongais, où il est un classique aux côtés des pineapple buns et des nouilles instantanées. On le retrouve dans toute la diaspora cantonaise.
Le préparer chez soi
Préparez séparément un thé noir corsé et un café corsé. Réunissez-les, ajoutez du lait concentré sucré ou non sucré et du sucre, puis ajustez le ratio à votre goût.
Glacé, sur beaucoup de glaçons, c’est la version d’été.