Un cafezinho, c’est un café petit, fort et sucré, servi dans une toute petite tasse. Au Brésil, c’est moins une boisson qu’une obligation sociale.
La méthode
On chauffe l’eau et le sucre ensemble. Le café en torréfaction foncée, moulu fin, est ajouté hors du feu, infusé brièvement, puis filtré à travers un filtre en tissu — le coador de pano, une chaussette de coton tendue sur un cercle métallique.
Le sucre part avec l’eau, pas après.
Le filtre en tissu
C’est le filtre traditionnel brésilien, et il fait ce que le papier ne fait pas : il retient les fines tout en laissant passer davantage d’huiles. Résultat, une tasse plus corpulente qu’au filtre papier et plus nette qu’au piston.
Il doit être rincé à fond, conservé humide au réfrigérateur et remplacé régulièrement, sinon il rancit.
Le rôle social
On l’offre à tout visiteur, chez soi, au bureau ou en boutique, à n’importe quelle heure. Refuser est possible, et légèrement gênant.
La préparation
60 g de café par litre, eau et sucre chauffés ensemble, infusion hors du feu pendant trois minutes, filtrage au tissu.