Le Pacamara est né au Salvador en 1958, du croisement entre Pacas — une mutation naine du Bourbon — et Maragogype, la mutation géante du Typica.
Les grains
Visiblement énormes, plus gros que ceux de toute autre variété courante. C’est la première chose que l’on remarque en ouvrant un sachet.
Cette taille compte en pratique : les gros grains torréfient différemment, avec un risque accru que l’extérieur se développe plus vite que l’intérieur. Les torréfacteurs ajustent leurs profils en conséquence.
En tasse
Au mieux : complexe et singulier, fruits tropicaux et fruits à noyau, notes herbacées et salines, chocolat, corps lourd et sirupeux. Il remporte régulièrement les Cup of Excellence d’Amérique centrale.
Au pire : végétal, mince et sans intérêt.
Pourquoi cet écart
Le Pacamara est génétiquement instable. Les plantations ne se reproduisent pas fidèlement comme le font les variétés établies, et les arbres d’un même lot peuvent différer sensiblement.
C’est cette instabilité qui donne à la fois l’extraordinaire et l’ordinaire, parfois dans la même ferme. Cela veut aussi dire qu’un Pacamara qui vous a impressionné une fois ne se répétera pas forcément.
Où il pousse
Au Salvador principalement, plus le Guatemala, le Honduras et le Nicaragua. Il a besoin d’altitude pour s’exprimer ; cultivé bas, il n’a rien de remarquable.
Le préparer
En filtre, torréfaction claire à moyenne. Sa complexité récompense une cafetière qui donne une tasse nette, et son corps lui permet aussi de tenir en immersion.
Comme les grains sont très gros, ils peuvent se comporter de façon inattendue dans un moulin : attendez-vous à décaler votre réglage habituel, parfois plus que vous ne le pensiez.